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Aujourd’hui on entame les finissions des portes. J’ai apporté ma master clay pour faire la corne en résine.

Tout ce passe bien. «Ne pas se taper les doigts» est devenu un runing gag à la boîte. Angélique et Louis m’aident ce qui me laisse le temps de sculpter la corne dans l’après midi, puis le soir. Au final je commence a appliquer le latex dans la nuit.

Tout le monde s’en va petit à petit. Seules restent Angélique et Margaux qui travaillent sur la porte digitale.


On refait également le point sur ce qu’il reste à faire, on répartie les tâches à accomplir pour demain.


Angélique s’en va, et Margaux se mets à la teinture des plumes que j’avais commencé entre deux pose de latex.





On discute. Longtemps. Elle me pose des questions sur mon parcours, elle me parle de la création de vlam, une histoire passionnante pleine de rebondissement. Elle me parle également du lancement du projet sur lequel je travaille. Tout cela me montre qu’il faut parfois faire force de propositions, même si elle ne répond pas forcément à l’attente d’un client.

Enfin, une bonne journée pleine de doute qui s’achève sur un éclaircissement..

Ce matin, Angélique n’est pas là, problème j’ai besoin de son aval pour avancer sur mon boulot en cours. Je décide d’avancer sur autre chose.


De nouvelles idées



Margaux a l’air occupée, donc autant lui prendre le moins de temps possible sur des questions que je peux résoudre avec un peu de recherche.

Je commence donc a avancer sur les licornes et les designs des labos. Je finis ma matinée sur des idées de design qui ont l’air de plaire à Margaux.

Angélique arrive, malade. Elle a réussi à se sortir du lit pour ne pas me laisser galèrer toute seule au bureau. Je lui présente mes idées qu’elle valide.

On a donc décidé de faire une corne lumineuse pour l’une des licorne et de faire de la récup pour les labos.


Pour la corne, on doit à nouveau arpenter les rayons des magasins pour acheter du matériel de modelage / moulage.

Angélique est au bout de sa vie, j’essaye de faire au plus vite. J’en apprends toujours un peu plus sur Vlam, son fonctionnement. Je suis de plus en plus charmée par cette entreprise. Au final ces courses sont toujours des bons moyen de discuter et de faire un peu plus connaissance.





Ma Condition de Femme Faible


Pendant notre périple, nous étions censé trouver des clous et une poignée de porte. Rien de très extraordinaire me direz vous.. que n’êtes-vous prêt!


On regarde sur le GPS le magasin de bricolage, on en trouve un. Il s’avère que le dit magasin soit en fait un magasin réservé au Pros. Il faut donc la carte pour rentrer. On rencontre un monsieur qui nous laisse y accéder avec la sienne (un système fiable à 100%) en nous lançant un petit «j’espère que vous avez de l’argent».. Je sais que c’est de l’humour.. mais vous voyez y’a dans la vie, y’a des blagues drôles et y’a des remarques juste déplacées de gros beauf. Je ne suis pas très objective en écrivant ces lignes, vous comprendrez.


Bon le monsieur est quand même gentil, il nous a laissé rentrée.


On cherche, on trouve ce qu’il nous faut.


On passe à la caisse.


Le même monsieur est juste derrière nous. A parement curieux de voir une espèce de «Féminus fragilus vaginus» dans cette contrée lointaine et exotique qu’est ce magasin de bricolage, il nous observe. Peut être écrit t’il un documentaire animalier, pour rapporter à ses congénères «Homus Beaufus Misogynus» un rapport détaillé concernant notre mode de vie.

Enfin tout ça pour dire qu’il regarde ce que l’on achète et ne peut s’empêcher (peut-être, était-ce une question de vie ou de mort) un énorme «Faites attention à ne pas vous taper les doigts les filles»..


Petit retour à la réalité. J’ai rarement entendu une remarque aussi déplacée et sexiste. Ça peut paraître anodin comme ça, mais ça ne l’est pas du tout. Parce qu’il est vrai que ma condition de femme fragile et bête m’empêche de clouer un clou sans me taper sur les doigts. Et ce même si je plantais des clous déjà à 8ans. Que sait cette homme de ma capacité a planter des clou ou non? T’es qui toi pour étaler ta bêtise sous mon nez?

Tout ce que ce monsieur a devant les yeux ce sont deux nanas qui achètent des clous, et la seule chose qu’il trouve de bon et intelligent à dire c’est «faites attention à ne pas vous taper les doigts les filles»?


Waw.


Peut être que si j’avais été un homme m’aurait-il demandé si j’avais pu trouver ce que je voulais. Peut être aurait il pensé que si j’achetais des clou c’était parce que j’en avait juste besoin et que ma dextérité naturelle d’homme fort m’aurait permis de comprendre qu’elle était la plus juste façon de planter des clous. Encore mieux, peut être ne m’aurait-il simplement pas adressé la parole et laisser vivre ma vie comme je l'entends.


Enfin je m’étale sur cette remarque surement pas dite méchamment, mais c’est bien le problème. Il reflète parfaitement ce qu’un de mes professeurs Jérémy nous disait en cours: C’est un monde d’homme et je vais galérer à me faire une place en tant que chef dans ce monde d'homme.

Si cette remarque a l’air d’être sans importance, elle reflète très bien comment sont perçue même inconsciemment les femmes qui aiment un peut les travaux manuels, ou qui aimerait travailler dans des milieux en grande partie occupés par des hommes. Et toutes ses remarques dites sois-disant sur le ton de l’humour participent au sexisme collectif, conscient ou pas. Si ce mec que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve se permet une telle liberté c’est qu’il ne conçoit surement pas qu’une femme lambda puisse le supervisé. Il se voit plutôt comme le superviseur, le sauveur, qui prévient.


Il y a des femmes qui doivent surement entendre ce genre de phrases tous les jours, et ce doit être pesant. Pour ma part c'est assez rare, voilà surement pourquoi je me formalise.


En tout cas il m’aura bien échauffé les oreilles celui là. Je peux vous assuré que j’ai cloué avec conviction cet après-midi.

Ce matin je me lève un peu plus tôt pour préciser le design de la porte digitale. On arrive à une version finale qui je pense fonctionnerai. J’en profite pour faire le point concernant sur ce qui a été fait, et ce qui reste à faire. Je vais essayer d’être plus efficace cette semaine.


On reprend les bases


Il y a des choses à changer. Samedi j’ai essayer une technique pour la porte du restaurant japonais en théâtre d’ombres. Une fausse bonne idée comme on dirait. J’avais opté pour un papier entre les barreaux de la porte. Trop long à la pose, trop fragile, et le rendu n’est pas clean du tout!!

Conclusion, un tissus coton blanc tendu fera l’affaire.

On s’est également rendu compte avec Julien que les portes ne pourront restées faussement fermées pour les plans larges. Il faut les fermée sinon les cadres se déformeront. Il nous faut donc racheter une poignée de porte.

Il y a encore beaucoup de zones floues aussi je décide de faire un point avec Angélique ce qui reste à faire et qu’elle m’explique un peu plus ce qu’elle imaginait concernant les laboratoires, et autres pièces. Ouf! Tout cela ne me semble pas insurmontable!

On continue de travailler sur les portes toute la journée.


THE Cake


Ce week-end c’était l’anniversaire d’Angélique, je n’ai malheureusement pas pu y aller. Cependant qu’elle ne fut pas ma surprise quand j’ouvris le frigo ce midi... On m’a gardé une part du gâteau!! et elle est énoooorme!!!!

Le gâteau à peine entamé était posé là. Louis regarde tout le monde du coin de l’oeil.. (oui ça fait beaucoup de coins pour un oeil) Le réalisateur et co-fondateur de Vlam, est pâtissier à ses heures perdues.

Vous vous doutez bien que ce geste que je pensais si attentionné, n’est en fait qu’un acte désespéré d’un homme qui a passé surement des heures à faire un gâteau et qui n’aimerai pas le jeter, ni avoir à le manger tout seul!

Enfin ça me convient parfaitement, en plus il est vraiment bon (et je ne dit pas ça parce qu'il lira surement ces lignes).

Moi qui d’habitude ne supporte pas le chocolat praliné, je vous avoue que la petite part de gâteau au Kinder chocobon fait plaisir, surtout une tasse de thé à la main. Par contre j’ai comme la sensation qu’on va prendre un petit moment avant de le tomber, même à Sept.




Sous le feu des projecteurs.


Il m’arrive de prendre des pauses dans la journée. Oui oui oui, je sais qu’il s’agit d’une information exclusive et qu’elle ne va pas forcément de sois. Mais de temps en temps, j’aime poser mon cerveau sur un coin de table (métaphoriquement parlant ofc) et j’observe la vie de Vlam..

En (essayant) de rentrer dans la cuisine, je constate une installation pas possible de projecteurs. Un set complexe pointant vers un petit carré de feuille. Trois personnes s’affairent autour: Maud, Hélène et Louis. Au milieu de tout ce désordre, là, au milieu est posée une petite coupe de 20cm à peine. Tout le monde est concentré, mais je trouve la scène plutôt amusante.